mardi 4 mars 2014

Pourquoi le carême commence t’il avec les noces de Cana ?

Pour vivre le carême sans légalisme, il faut penser que nos privations sont comme celles qu’on s’impose quand on oublie de manger pour courir vers quelqu’un qu’on aime, ou quand on soigne un ami. On se débarrasse alors de tout ce qui peut nous empêcher d’aimer.
Il est donc logique que le carême commence par la mise au premier plan d’un mariage, et en particulier les noces de Cana, le premier mariage de la nouvelle alliance. L’introduction de l’union du Christ avec son Eglise.
Les six jarres de l’ancienne alliance servent à accueillir le changement de l’eau en vin.

On ne voit pas les mariés dans le texte des noces de Cana, car l’Evangile porte notre regard sur l’essentiel. Quand on va dans un mariage on s’intéresse à la robe, aux sentiments des mariés, mais il faut surtout voir que le mariage est une analogie la vie divine et de l’échange d’amour en la Trinité. Le mariage change aussi l’eau de nos désirs en vin. C’est un partage du bonheur de Dieu, de la divinisation que Dieu nous apporte. C’est un partage de la volonté de Dieu. Aux noces de Cana, Marie se révèle aussi comme la mère qui sait dire à ses enfants ce qu’il faut faire. 
Image: WGA

dimanche 16 février 2014

Le chrétien n'a pas l'esprit propriétaire.

L'homme naît et meurt nu.
"Nous le savons en effet, .... notre corps est notre demeure sur la terre, [et] nous avons aussi un édifice construit par Dieu, une demeure éternelle dans les cieux" et "nous gémissons de l'ardent désir de revêtir notre demeure céleste par dessus l'autre." Nous voulons "revêtir un vêtement par dessus l'autre, pour que notre être mortel soir absorbé par la vie." (2
Et ce don de Dieu n'est pas une propriété. Un chrétien n'a pas l'esprit propriétaire. Il n'est pas comme ce serviteur de la parabole des talents qui garde pour lui le don de Dieu et "enfouit l'argent de son maître". Ce qu'il a reçu, même en petite quantité, le chrétien le donne autour de lui.
Il se donne 100% à Dieu et c'est de lui qu'il attend tout pour pouvoir à son tour donner autour de lui. Le chrétien se fait serviteur de son prochain et esclave de Dieu. Il dépend entièrement de son créateur et Père, alors qu'il ne dépend pas des autres hommes.

Pour parvenir à cette générosité et cette gratuité, l'homme a besoin d'entrer dans l'imitation de la suprême liberté du Fils par rapport au Père et du Père envers le Fils. Jésus reçoit tout du Père et lui donne tout dans une absolue liberté, sans rien garder pour lui. C'est par l'Esprit Saint que nous pouvons progresser vers cette liberté dans la charité.
D'après les lectures du jour dans la liturgie syriaque, Epître et Evangile

lundi 27 janvier 2014

De l’imitation de Jésus-Christ.

-         Quel est ton nom ?
-         Je Suis celui qui Suis.
Moïse demande à Dieu qui il est. Jacob combat avec l’Ange toute la nuit pour extorquer la bénédiction de Dieu, et l’homme perdu dans le monde cherche la Voie, la Vérité et la Vie.
Elle est dans l’imitation de Jésus-Christ.
Elle commence par nous faire Être pleinement. Au présent, sans être repris dans les liens du passé ni préoccupé par des imaginations sur le futur.


Celui qui commence à être véritablement au présent devient capable d’émerveillement. Le chrétien est celui qui s’émerveille.
Il devient aussi silencieux, ne se précipitant pas pour parler de Jésus et pour argumenter sans avoir longtemps médité ses paroles dans son cœur. Il est comme Abraham ou comme Marie, tourné vers l’écoute de la volonté du Pére.
Comme Jésus, il ne témoigne pas pour lui-même. Jésus n’en a pas besoin. Il Est. Les Juifs lui demandent de dire lui-même qu’il est le Messie et il leur répond de ne pas croire une parole, mais de voir ses œuvres. De même le chrétien porte la Parole, mais n’en témoigne pas par ses discours, mais par ses œuvres et par la lumière de grâce divine qui passe à travers ceux-ci.

Être de plus en plus en plénitude nous divinise et nous fait rentrer dans la vie trinitaire, faite d’échange d’amour. 

Que faisait Nathanaël sous le figuier.

Une seule parole de Jésus a suffi pour que Nathanaël reconnaisse en lui le Messie. Il a suffi que Jésus lui dise, « Je t’ai vu sous le figuier ». 
Mais que faisait-il sous le figuier. 
L'Évangile ne le dit pas.


Il dévorait la Parole de Dieu, il la lisait et la vivait en vérité. C’est pour cela que Jésus peut lui dire qu’il « un véritable fils d’Israël qui ne sait pas mentir ». Il ne ment pas en lisant et en disant qu’il adhère à la loi de Dieu.


Ne mentant pas dans sa vie par une distance entre ce qu’il proclame et ce qu’il fait, il peut ne pas mentir non plus en proclamant que Jésus est le Messie. 

dimanche 12 janvier 2014

Il ne suffit pas d’être baptisé, il faut devenir chrétien.

Dieu n’est pas seulement miséricorde, il est aussi justice et vérité.
Il nous fait mourir et ressusciter par le baptême, mais pour s'il le fait, c'est pour que nous entrions dans sa vie par un effort résolu.

Quand nous sommes en sommeil spirituel, « croyants » sans pratiquer, nous sommes  comme un amoureux qui connaît mal sa femme. Il la voit peu et l’écoute encore moins. Cela fait qu’il ne voit même pas c’en quoi il peut la blesser. Il ne se rend pas compte des moments où il fait ce qui déplaît à son épouse, qui n’est pas encore assez sa bien aimée.

De même notre âme est trop souvent en friche, sourde et aveuglée sur son péché. Elle a besoin que de faire un effort résolu pour entrer dans un véritable amour de Dieu. 

mardi 24 décembre 2013

Il est venu nous apporter la paix par l'intérieur.

Jésus, en prenant notre nature humaine, y apporte sa paix profonde, à travers toutes les épreuves. Il apporte bien mieux la paix, les joies et le confort que tous nos efforts humains.

Dans un profond sommeil

Saint Joseph avait résolu de répudier sa fiancée Marie, en secret.
Un songe l'avertit de n'en rien faire.
Son profond sommeil est celui d'une âme totalement ouverte aux inspirations de l'Esprit Saint.