lundi 28 octobre 2013

Le pharisien ne sait pas prendre son temps.

Il veut être pur, avoir les mains pures, suivre le rite, mais il ne sait pas vraiment rencontrer Dieu. 


L'esprit chrétien se vit en effet au présent. Il ne reste pas fixé sur la nostalgie du passé ou l'attente d'un avenir meilleur. Le passé n'existe pas, et l'avenir n'est pas encore là. Le chrétien est avec Dieu au présent. Il est avec lui comme on est avec l'air qu'on respire. C'est cette présence totalement intime que nous fuyons si souvent dans les illusions du regret ou de l'attente, alors que le bonheur est là dans une vie présente nourrie du bonheur et de la paix que Dieu nous donne en toutes circonstances. 


Dans la vie, l'essentiel est dans cette présence confiante en Dieu, c'est la racine de l'arbre, c'est que qui nous nourrit et les rites et les dogmes sont le fruit de cet amour. Ils l'accompagnent inséparablement, mais les pharisiens ne gardent que les formes et les dogmes, sans les faire vivre avec la présence de Dieu en nous. 

L’erreur du jeune homme riche

Il est riche en bonnes actions.
… et il veut devenir riche en vie éternelle.
Ce qu’il ne veut pas lâcher, c’est la possession d’un bien ou l’acquisition d’un bien. Et avec un tel désir, il est alors aussi gros qu’un chameau qui voudrait passer dans le trou d’une aiguille.


Avec la beauté et la bonté de l’amour de Dieu dans son cœur, les richesses deviennent indifférentes et on peut les lâcher sans souci pour un trésor plus grand et une vie plus aventurée et confiante dans la bonté de Dieu. 

dimanche 6 octobre 2013

Émotions et sentiments.

Notre pire ennemi n’est pas à l’extérieur, il est en nous-mêmes. Il se découvre quand nos émotions et nos sentiments prennent la première place. Les émotions et les sentiments d’un homme et d’une femme qui s’unissent peuvent être très beaux s’ils ont lieu dans le cadre de la fidélité, et destructeurs s’ils se placent en dehors. Ce qui fait leur valeur, c’est le fait qu’ils sont l’application d’un projet, d’une raison et d’un discernement.
Raison et sentiments peuvent aussi nous envahir et nous réduire en esclavage quand nous pratiquons le favoritisme, pour notre groupe, notre intérêt, sans nous soucier de mettre d’abord en valeur celui qui a le plus de qualités ou de compétences, même s’il n’est pas de notre parti. Que la grâce du seigneur nous illumine pour nous aider à discerner pour bien user de nos émotions et de nos sentiments.

dimanche 8 avril 2012

Le Christ n'est pas ressuscité ... sauf si et seulement si :

Le Christ n'est pas ressuscité si Pâques reste pour nous comme un spectacle émouvant, mais extérieur.

Le Christ est ressuscité quand notre vie entre dans la passion, la mort et la résurrection de Jésus ; quand nous prenons au sérieux l'enseignement du Christ et son exemple.
Comme pour lui, notre glorification commence dès le début des épreuves et des souffrances, avant même que la victoire soit remportée.
Image : Villemagne à Varallo.

dimanche 8 mai 2011

Visite du patriarche des Syriaques catholiques à Paris

Vous serez les bienvenus à l’une ou l’autre des trois messes seront célébrées durant cette visite.

- Jeudi 12 mai à 18h30 à la basilique du Sacré Coeur de Montmartre.

- Dimanche matin de 11h à 12h15 la chapelle Saint Ephrem des syriaques catholiques. 17 rue des Carmes 75005 M° Maubert ou RER Luxembourg.

Après la fin de la messe, rencontre avec le patrarche et apéritif jusqu'à 13 heures.

- Dimanche après midi à 15h30 à Notre Dame de Paris pour la messe annuelle de l’oeuvre d’Orient, en présence de nombreuses personnalités officielles en solidarité avec les chrétiens d’Irak et en particulier des syriaques irakiens massacrés à Bagdad l’automne dernier.

En attendant d'avoir la joie de vous y retrouver, voici le texte de la liturgie.

dimanche 24 avril 2011

Pâques pour sortir de nos tombeaux

N’ayons pas peur de contempler le tombeau de Jésus.
Les femmes sont plus courageuses. Dieu a une dimension féminine. Quand nous disons « et raham alaïn » ; cela veut dire « prends pitié » avec le même sentiment de tendresse et d’attachement qu’une mère envers le fruit de ses entrailles. Dieu est tendre comme une mère pour nous.
Les femmes sont allées au tombeau le matin de Pâques, au moment ou les apôtres avaient PEUR.
Elles n’ont pas peur d’aller au tombeau.
Nous ne voyons pas les cimetières comme des lieux d’horreur, remplis de choses dégoûtantes, de cadavres putréfiés ou de vains fantômes.

Nos tombeaux sont notre joie. Ils sont notre fierté. Ce sont les tombeaux d’hommes et de femmes sauvés par le Christ. Ils sont le mémorial de nos victoires sur la mort.
Nos tombeaux sont comme des jardins. Le grain de notre vie semé sur cette terre y repose pour se préparer à y germer pour la vie éternelle. Après les larmes de la séparation, la fin de la vie est notre joie, car elle nous fait passer dans la Vie éternelle. Nous sommes deux fois ressuscités à la suite de Jésus. La première résurrection, descendante, est celle ou Dieu ressuscite notre chair en s’incarnant. La seconde résurrection est ascendante, et nous fait sortir de tout ce qui est mort dans notre vie pour entrer dans la vie.





La lourde pierre devant le tombeau de Jésus est roulée par les soldats. C’est le poids de notre faiblesse humaine, de nos blocages. C’est un poids qui est aussi mis sur nos épaules par les autres hommes. C’est le Saint Esprit qui ne supprime pas la pierre, mais l’écarte sur le côté pour ouvrir notre tombeau. Jésus sort par la porte ouverte et nous permet aussi de sortir de l’esclavage du péché et de la peur. Jésus est rentré dans le tombeau. Même quand nous sommes les plus enfermés dans notre péché et notre misère, Jésus est avec nous dans le tombeau, et il nous en fait sortir avec lui. Comme nous souvent, Saint Pierre a peur de quitter son tombeau. Il a peur d’y accueillir Jésus. Il a peur de la lumière que Jésus peut y mettre. Il refuse que Jésus lui lave les pieds. Cependant, Saint Pierre est aussi celui qui finit par comprendre. Ô mort, où est ta victoire.

vendredi 22 avril 2011

Eloge de la Croix

La confession c’est le mercurochrome qui nettoie et désinfecte les plaies de nos blessures. Le médicament c’est Jésus. Le remède véritable c’est le Christ.

Notre croix, c’est chaque pas qui se fait lourd et douloureux dans une randonnée. Ce qui est dur et insupportable dans les souffrances de la vie, change de sens quand on sait vers quoi on monte. On fait ces pas pour arriver à un sommet.
La croix n’est pas le signe du faible, mais au contraire l’armure du fort. Jésus devant Pilate ne répond plus rien à ceux qui l’accusent de mauvaise foi et pissent sur son nom. Dans cet échange c’est Pilate qui semble fort, et Jésus qui l’est réellement. C’est lui le courageux, c’est lui qui dit la vérité.

Les puissants et les dictateurs sont souvent lâches. Dépouillés de leurs gardes ils ne sont plus rien. Ils ne veulent pas faire la vérité sur leurs actions et leurs prises de responsabilités.
Nous aussi, nous voulons réagir avec colère quans nous sommes victimes d'une injustice quand nous faisons des compromis pour garder nos richesses ou notre situation ; nous nous soumettons comme des esclaves a des assurances et des sécurités qui passent. Si même nous restons attachés aux sentiments humains agréables au lieu de chercher la vérité et la charité, nous bâtissons sur du sable.

Accepter la croix c’est accepter de renoncer à nos puissances, à nos possibilités et à nos succès humains. Prendre notre croix, c’est porter nos responsabilités. Ne pas rester dans une foi sentimentale, mais faire qu’amour et vérité se rencontrent, que justice et paix s’embrassent.

Notre mort est notre repos. Non pas seulement le repos et le soulagement uniquement après la mort, mais aussi avant. A chaque fois que nous mourrons à l’égoïsme, que nous faisons un geste d’amour, nous rentrons dans la paix et déjà dans le bonheur que nous cherchons.




Autres croix sur ce site : Les deux croix, Croix et responsabilité.

Images : Tontongeorges, Ouattara et Gbagbo : France 24, Andrea Solario : ecce homo, Dubretzelausimit : église syriaque de Hah au Tour Abdin.