lundi 27 avril 2015

Avec Saint Thomas, sortir de ses idées préconçues et entrer dans la confiance.

Notre résurrection intérieure passe aussi par nos blessures. Jésus montre ses blessures à Thomas car c’est dans ses blessures qu’est la résurrection. C’est un paradoxe, mais c’est notre folie face au monde. Dire comme saint Thomas après sa conversion que « le Christ est vraiment ressuscité » n’est pas une évidence. C’est Jésus qui nous révèle le mystère de l’homme qui dépend parfaitement du mystère de Dieu. C’est à travers lui qu’on peut découvrir le sens de notre humanité.



[La foi sous contrôle des prescriptions]
Rien de plus fastidieux angoissant et gênant que de vivre notre vie chrétienne uniquement en suivant des prescriptions sans le faire avec joie et maturité. Il en faut de la maturité pour découvrir la grandeur de notre mission et la vivre sans la réduire à notre propre manière de voir les choses. Dans l’épître aux Corinthiens, on a vu que c’est le Christ lui-même qui change et dévoile les choses, ce qui nous libère.
[La foi comme dépannage en cas de difficultés]
Sans Jésus, nous sommes très loin de la vérité et de la vie. Ce n’est pas à nous de décider la discipline à vivre, car on se trompe et on (peut) faire un bien qui est un péché s’il n’est pas inspiré par Dieu. C’est un bien lié à mon arrogance, à ma faiblesse et qui reste boiteux quand ce bien n’est pas vital. C’est un bien pour un moment, un bien de dépannage.
La résurrection va bien au-delà des dépannages (qui peuvent être nécessaires) de notre vie. La résurrection est autre. Elle est le fait de donner et de montrer la vie en plénitude, en paix et qui se vit dans l’action. Il n’y a rien de pire au contraire que de mettre Jésus dans un laboratoire.
[La foi sous le contrôle de la raison]
Notre foi est faible aujourd’hui car on traite Jésus comme Thomas le faisait en restant incrédule. Si je sais que Jésus est ressuscité, qu’est-ce que cela change dans ma vie ? Quelle sécurité, quelle nouveauté et quelles inventions y trouvent elles leur place ?
Nous disons « Christ est ressuscité », mais est ce que ce n’est pas une routine. Il y a un grand danger dans la vie, celui de mettre Jésus à l’épreuve en oubliant qu’il est écrit « Tu ne tenteras pas ton Dieu ».
Thomas veut mettre Dieu à l’épreuve à la lumière de sa raison. En voulant mettre sa main dans son côté, il réduit Dieu à quelque chose de scientifique, il réduit l’homme nouveau à un effet de la raison, qui ne ressuscite pas vraiment. Mais cette raison humaine sans Dieu, c’est le Diable, c’est la tentation, c’est l’intelligence qui se fait escroquerie. Le Diable peut m’avoir car il est intelligent. La corruption couverte par l’intelligence, c’est de tromper pour ne pas voir l’essentiel et pour ne pas vivre selon Dieu. Thomas veut agir de cette manière en mettant sa main dans le côté du Christ et Jésus lui répond : « Cesse d’être incrédule, sois croyant ».
[Jésus nous donne la paix dans ses blessures]
Notre résurrection intérieure passe aussi par nos blessures. Jésus montre ses blessures à Thomas car c’est dans ses blessures qu’est la résurrection. C’est un paradoxe, mais c’est notre folie face au monde. Tu ne peux connaître Jésus que dans ses blessures. Sauver quelqu’un ne se fait pas qu’avec des mots. Sans le sacrifice, on ne peut pas sauver. Dans un mauvais chemin, où est la résurrection. A travers les tortures et les massacres, on est toujours angoissé. On se demande quel est le sens de la résurrection au milieu des souffrances.
« Cesse d’être incrédule, vas contre ta ‘’raison’’ ». On ne peut pas être un martyr sans l’expérience de la vie après la mort et de l’exode dans notre vie.
[Jésus apporte la paix dans l’épreuve]
Que fait Jésus pour ses apôtres emprisonnés ? Il leur dit « La paix soit avec vous » et les diables et les bourreaux ne sont pas là. Quand il dit cela, c’est le moment du changement. Pour que les chrétiens soient changés et qu’ils soient des hommes de la résurrection, il faut qu’ils affrontent le bourreau et le tombeau en regardant vers le haut.
Certains des rescapés de grands massacres se demandent pourquoi ils n’ont pas été tués à la place de ceux qui sont morts. D’autres pensent qu’ils n’arriveraient pas à témoigner de leur foi jusqu’au martyre.
[De l’enfermement au témoignage]
Les apôtres enfermés dans leur peur avant la Pentecôte ont ensuite pu être éclairés, dire comme Saint Thomas l’apôtre « Mon Seigneur et mon Dieu » et témoigner de la vie éternelle. Les étapes d’ignorance et de lâcheté par les quelles Saint Thomas et des autres apôtres sont passées ne sont pas graves si on se rend compte ensuite que la paix extérieure qu’on recherche n’est pas suffisante car il n’y pas d’autre chemin que Jésus.
[Résurrection de la vie intérieure et triomphes extérieurs]
Jésus m’a envoyé pour que je dise ce qui est vrai, pour que j’apprenne à changer d’idées et de conceptions. C’est Jésus qui va me conduire à témoigner après nous avoir dit « Ne soyez pas enfermés ». Il demande aux apôtres enfermés chez eux avant la Pentecôte de lui faire confiance.
Faire confiance à la vie intérieure et à Jésus est impossible en se fondant uniquement sur les forces humaines. Saint Ignace d’Antioche n’a pas cherché à échapper à sa condamnation à mort. Il était heureux. Il n’a eu ce courage surhumain que parce qu’il avait expérimenté la vie éternelle sur la terre. Sans la prière et la vie intérieure, on ne peut pas se revendiquer pleinement comme chrétien. Sans ressusciter dans sa vie intérieure, on ne peut pas triompher d’ennemis extérieurs, même s’ils sont tels que Da’esh. L’Europe donne de l’argent et de l’or contre Da’esh et cela asservit les chrétiens qui reçoivent cette aide et se démobilisent. Il faut se soucier de son avenir sur cette terre, mais aussi dans le ciel. 

Image Site Vasari.

dimanche 1 mars 2015

En ces temps difficiles, il n'y a que l'espérance qui puisse nous porter.

Ce que je demande, ce que je dis toujours, c’est qu’il faut avoir beaucoup d’espérance et beaucoup d’amour. »




De l’espérance, parce que dans ces temps difficiles il n’y a que l’espérance qui puisse nous porter. 
La raison, les nouvelles qui nous arrivent tous les jours, qui nous bombardent, depuis la télévision jusqu’à tous les moyens de médias, nous poussent vraiment à être pessimistes.
Il n’y a que l’espérance, parce que nous croyons, que nous avons cet amour pour le Christ, nous savons qu’Il nous aime, qu’Il aime l’Église, qu’Il aime l’humanité, qu’Il aime tout homme. Il ne peut pas nous laisser, même si nous passons par des épreuves aussi difficiles.
Tous les jours nous prions « Délivre nous du mal ». 
Je me pose la question parfois : ce mal-là, on ne sait pas où il est, mais aujourd’hui je sais qu’il est parmi nous et à côté de nous, autour de nous à Hassaké, à Kamichli, partout en Syrie et en Irak. Et je me demande justement, comment ferai-je, comment ferons-nous pour être sauvés de ce malin.
On ne le vaincra qu’en s’attachant encore plus au Seigneur, en aimant encore plus le Seigneur, et en aimant les autres, parce que c’est en aimant les autres qu’on finira par aimer le Christ, même ceux de Daech, surtout ceux de Daech. Je prie toujours pour eux.
D’ailleurs dans une oraison funèbre d’un grand de chez nous, chrétien, qui a été égorgé, j’ai dit « je ne peux pas haïr ceux qui l’ont égorgé, je prie pour eux, pour qu’ils reviennent sur la route droite, comme nous le disons en arabe, et qu’ils finissent par arriver au vrai Seigneur qui est le Christ notre Dieu. »

Source

Prier avec Monseigneur Hindo pour la région du Khabour et l'est de la Syrie

Alors que des centaines de familles chrétiennes fuient devant la menace de DAESH et se réfugient en ayant tout perdu à Hassaké, prions avec les mots que Mgr Hindo nous avait confiés en septembre dernier.
MGR-HINDO
MGR-HINDO
Ô Christ,
notre Dieu crucifié et mort parmi deux pêcheurs pour le salut des pêcheurs,
Donne nous,
qui portons ton Saint nom et qui sommes jetés sur la route du Golgotha,
bannis, maltraités, persécutés, et tués,
d’être à votre exemple un sacrifice agréable pour la rédemption de nos persécuteurs et le salut du monde,
Amen
Source Oeuvre d'Orient

Comment guérir de ce qui nous paralyse intérieurement ? Sermon sur la guérison du paralytique

Sermon sur le miracle de la guérison du paralytique. (La foule bloque la porte d’une maison où Jésus se trouve, les amis du paralysé font un trou dans le toit pour le faire descendre auprès de Jésus. Il lui dit « tes péchés sont pardonnés », cela scandalise une partie de l’assemblée car en pardonnant les péchés, il se met à l’égal de Dieu, qui seul pouvait pardonner les péchés. Il leur répond qu’après avoir fait une chose difficile (pardonner), il va en faire un facile, faire que le paralysé se remette à marcher.
Ce qui nous paralyse.
Il arrive un moment où nous n’arrivons plus à supporter les hypocrites, menteurs et calomniateurs qui s’avancent avec un habit d’agneau.
L’injustice me fatigue psychologiquement, elle fait que je deviens comme le paralysé de l’Evangile. Nous qui sommes modelés par le péché, nous sommes faibles. Il ne s’agit pas d’un péché transmis par le sang (mais d’une contagion venue du monde). Le péché qui (me) vient de la société me pousse à détester même mon père et ma mère.
Les causes du mal.
Nous sommes attaqués par les forces invisibles du mal. Aujourd’hui on dit (trop souvent) que nos problèmes sont psychologiques, on vous envoie chez le psy ou à l’hôpital Sainte Anne, mais il y a aussi l’esprit du mal qui profite de la fragilité des émotions humaines.
Le péché subi.
On a en nous un homme ancien, pourri et paralysé par le péché. Je constate que je fais le mal que je ne voudrais pas faire et que je ne fais pas le bien que je voudrais faire (Saint Paul).

Notre participation au péché.
L’homme ancien qui est en nous est séduit par le péché contre l’intelligence et la sagesse de Dieu qui se manifeste au plus haut point dans la miséricorde.
On n’a pas en nous la force de pardonner à nos persécuteurs, qu’il s’agisse de gens comme ceux de Daesh ou d’autres. Comment pouvons-nous pardonner ce qui est impardonnable, comme les décapitations par exemple ?
Par le pardon, vers la guérison.
Humainement j’ai le droit de détester celui qui me fait du mal, mais Dieu est venu parmi nous pour nous donner la force et la capacité d’aller plus loin et de pardonner.
Je peux subir la paralysie psychologique que me transmettent les autres, mais j’ai la responsabilité de laisser mon âme être paralysée elle aussi. Par le péché, je me persécute moi-même. Je n’ai donc pas à avoir peur de ceux qui ont le pouvoir de paralyser le corps, mais de ce qui peut paralyser mon âme. La guérison que Jésus apporte et anticipe la résurrection de notre âme et de notre corps.
Vers une re-naissance.
On a aussi en nous un homme nouveau re-né par la force de l’amour et de la miséricorde.
Par Jésus nous avons le pouvoir d’être enfants de Dieu. Il me fait devenir plus fort car ma vie n’est pas terminée avec mon corps. Ma vie est une âme et un corps fait pour la résurrection. Mon corps peut être torturé, mais il est comme le grain de blé qui meurt et qui va ressusciter.
Vers la vraie guérison.
Beaucoup vivent leur relation à Dieu comme une panique, dans la demande d’une guérison qui nous permette de vivre comme avant.
La guérison matérielle est le signe extérieur d’une guérison intérieure. Jésus nous donne en nous un royaume qui ne dépend pas de la mollesse de notre condition humaine.
Dieu ne guérir pas tout le monde (matériellement). Il me dit « Mon fils, le bonheur de la vie est en toi ; j’ai guéri la paralysie de ton âme ».
Par cette guérison intérieure, nous n’avons plus peur de la persécution de notre corps.
Pour recevoir cette guérison, on a besoin de beaucoup de rencontres avec Dieu.
Aujourd’hui, on voudrait guérir le paralytique loin de Jésus alors que Dieu nous donne l’Esprit Saint pour qu’il guérisse les paralysies de nos âmes, pour que nous soyions dans le dynamisme de la vie divine.

Image Site Vasari

Sermon du 8 mars 2009.
Il n'y a pas eu de guérison d'un paralytique à Capharnaüm. Ou plutôt, Le paralytique guéri dans cette maison au toit percé, c'est notre âme.
La maison où l'on ne peut rentrer tellement la foule est compacte c'est l'Eglise,
Le toit qu'il faut percer pour arriver quand même au vrai médecin ce sont les obstacles et les blocages qui obstruent notre vie spirituelle.
Jésus commence par libérer le paralytique de ses péchés, et du poids de ses manquement passés
Il le libère ensuite de la paralysie.
Cela peut être celle de ses jambes,
mais la paralysie qui touche nos âmes est plutôt celle notre volonté.
Obéissant au Christ, le paralysé prend alors son brancard et s'en retourne chez lui
Cette civière qu'il faut porter c'est notre croix.
Mais cette croix n'est pas la somme des choses désagréables et des maux que nous subissons.
Cette croix, ce sont les responsabilités que nous reçevons; de père, de professeur, de prochain d'un pauvre qui demande etc ...

Images 1 et 2 via Repro-tableaux.com.
Sermon de Saint Jean Chrysostome sur le même Evangile.

dimanche 15 février 2015

Sermon sur les Noces de Cana et la guérison de la famille

Il n’y a plus de vin, il est épuisé. Le vin est le symbole de l’unité et de la communion, le symbole du pouvoir de la vie qui vient du sang du Christ. Le sang est associé à la vie. C’est pour cela que nos frères juifs ne mangent pas les animaux étouffés car ils pensent que la vie n’en est pas tout à fait sortie s’ils n’ont pas été égorgés et vidés de leur sang. Les barbares qui font couler le sang ne savent pas que (le sang des martyrs) c’est une semence de vie.
[Donner]
Comme notre maître, nous pouvons donner notre vie avec tout notre amour pour tout le monde, y compris pour nos ennemis. On peut donner sa vie pour purifier, bouleverser, illuminer, éclairer.
[Témoigner]
Une existence poussée par l’invisible conduit les gens à dire « pourquoi fais-tu cela ». Elle ne fait pas la leçon en disant ce que sont la vie, la société, l’égalité ou la fraternité. Cette existence nourrie de l’intérieur ne définit pas. Elle ne vit pas d’elle-même mais de ce qui vient de sa source.
[De la guérison reçue]
Le changement de l’eau en vin à Cana est plus qu’un miracle, c’est un signe. Ce n’est pas un simple fait extraordinaire. C’est un miracle qui a un but. C’est une étoile qui mène à Jésus. La guérison ne suffit pas à Jésus. Il guérit et donne une mission. Il dit « Va et ne pèche plus », « Effata ! Ouvres toi » etc … Il guérit pour que nous puissions proclamer la justice, la fraternité et dire à quel point l’amour peut se réaliser.
[Du bien boîteux à la pleine existence]
Tout ce que les êtres humains qui comptent sur eux-mêmes sans Dieu arrivent à construire, c’est un bien boiteux, qui laisse des blessures. Ils ignorent que la logique de Dieu est différente de la nôtre.
La logique du maître de maison de Cana est qu’il faut donner le bon vin au début. La volonté de Dieu, sa pensée, sa sagesse est complètement différente de notre logique.
Dieu doit être le premier. Il faut avoir l’aventure divine en nous pour savoir dire « Je suis », « J’existe », « Je vis ». Notre combat à pour but d’avoir la grandeur de dire « Je suis immortel », « Je ne crains pas la mort » et comme Saint Paul dire qu’elle est un gain (qui nous fait rejoindre Jésus).
Il faut avoir la volonté (d’accepter) de souffrir pour la vérité et la justice.
[La guérison de la famille par la générosité]
Dans le miracle de Cana, Jésus veut aussi guérir la famille en y restaurant une unité et une communion parfaite entre les mariés. Il veut une famille qui fonctionne à l’exemple de la trinité.

Dans notre société au contraire, les familles sont détruites car il n’y a pas de don total de l’un à l’autre. On cherche le « droit de l’homme » en demandant à recevoir ce qu’on estime être notre dû et ce qui me concerne avant de donner ce dont l’autre a besoin. Il ne s’agit plus alors d’une égalité proportionnelle, (mais d’une générosité réciproque).
Suivre la logique du don total annoncée par Jésus, c’est au contraire vivre la guérison, la lumière, la force et l’humilité. Ce n’est pas vouloir donner une définition à sa manière de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, mais c’est renoncer à soi-même. C’est être un homme qui cherche à grandir et à fructifier et à multiplier ses talents au lieu de les garder pour soi même.
[En faisant grandir l’autre]
Dieu nous a créés pour partager le miracle de la vie qu’il me donne (en m’aimant pour moi-même). Il nous veut aimant, non pas pour écraser, mais pour reconnaître l’autre dans sa différence et l’aider à grandir dans ses qualités. La justice, la charité le pardon et la miséricorde conduisent à la justice dans la famille et en passant par cette cellule fondamentale à la justice sociale.
Seul Jésus peut transformer l’existence qui sans lui n’a pas de goût.  C’est en nous ouvrant à Jésus que nous trouvons la force de nous donner, de souffrir et de porter la croix (de l’autre), pour (le) guérir et (le) sauver.
Jésus est venu pour sauver ce qui est faible. Il peut le faire quand cette faiblesse s’ouvre à la force de Dieu.

Il nous transforme de l’intérieur pour que nous ne soyons pas des hommes de routine, pour que nous devenions des sources jaillissantes et qu’on sente la vie à l’intérieur de nous. 

samedi 14 février 2015

Entrée en Carême : Office du Pardon, lundi 17 février 2015

Paroisse syriaque catholique Saint Ephrem
Chants de l’office du pardon / entrée en Carême
Lundi 16 février 2015 à partir de 17h45.

17 rue des Carmes, 75005 Paris. M° Maubert mutualité.

Htit lokh.
J’ai pêché contre toi, qui est  miséricordieux pour les pécheurs, accepte ma prière, et remet mes manquements, Seigneur de tout, aie pitié de moi.
D'innombrables fautes et  péchés me voici souillé, et pour cela je t'implore, Seigneur de tout, aie pitié de moi.
À quelle porte viendrais-je frapper si ce n'est à ta porte, Notre Seigneur très clément,  Seigneur de tout, aie pitié de moi.
En tant que pécheresse/pécheur, je t"implore, et comme le publicain (Luc 1, 10-14) je te supplie, Seigneur de tout, aie pitié de moi.
Aie pitié de nous pêcheurs, pardonnes nos offenses et nos  manquements, Seigneur de tout, aie pitié de moi.
Amour  qui est sans colère et sans dispute, remplis nos coeurs, Seigneur de tout, aie pitié de moi.
Gloire au père, au fils ...
Notre seigneur qui es aux cieux, exauce-nous, et aie-pitié de nous, accepte notre service, Seigneur de tout, aie pitié de moi.

O houbo.
Ô Amour, comme tu es  délicieux, que soit béni le tronc de l'arbre (de ta croix), car tout lieu, où il y a une parcelle de toi, est tout entier rempli de sérénité,

Grâce à toi (l’Amour ou mieux le tronc d'arbre dont est fait la Croix) notre Seigneur est entré dans la maison d’Abraham, et grâce à  toi, les prêtres sont entrés dans le Saint des Saints,

Grâce à toi Paul peut proclamer: rien ne  me séparera (de ton Amour), ni détresses, ni chagrin, ni malheur. Soit béni (toi) qui nous l'a donné.
Paul a écrit au sujet de l’amour qu'il est sans pareil,  bienheureux celui qui aime, car il verra le Seigneur.
Grâce à l'amour Moïse a vu le Seigneur sur le sommet de la montagne.
Grâce à l'amour les martyrs l'ont vu au tribunal,
Et grâce à l'amour l'Église l'a vu en haut de la Croix, et voici qu'elle chante jour et nuit sa gloire, Hallelouyah, car par son amour il l'a sauvée.

Sept fois soixante dix fois, le Fils de Dieu nous a donné pour précepte (de pardonner),
Si c'est ton frère qui t'a  offensé, ne sois pas son ennemi, souviens-toi que, toi aussi, tu as des manquements et que comme lui, tu as besoin de pardon.
Va te réconcilier avec ton frère et sois pour lui un ami, criez pareillement tous les deux: "Gloire à toi Seigneur! Hallelouya, Pardonne-nous nos offenses."

L-Yamo d-ramayk
J'espère l'océan de tes miséricordes, (ô toi) l'Unique (engendré) de Dieu, car mes péchés se sont multipliés et mes manquements se sont accrus;
Asperge-moi d'hysope et devant les larmes de mes yeux purifie-moi,  je prie, Seigneur, pour que grâce à l'amour de ton Engendré mes ennemis ne se moquent pas de moi, et que les anges se réjouissent devant un pécheur qui se repent de son iniquité;
Qu'ils proclament: il est béni le Seigneur dont la porte est ouverte à ceux qui se repentent, Alléluya jour et nuit.

Reghygh-wo
La voix de la pécheresse était exquise, lorsque elle s'adressa au parfumeur: donne-moi de l’huile et prend cet or précieux,
Donne-moi l’huile la plus excellente pour que j'y mélange les larmes de mes yeux et j' irai oindre le Premier-né du Très-Haut;
Et elle était confiante en Dieu: cette huile qu'elle t'achète (parfumeur), c'est par elle que fautes et péchés lui seront remis,

Ayant acheté l'huile, elle vint, et notre Seigneur vit sa foi, Allélluya, et il remit ses fautes.

dimanche 8 février 2015

Cérémonies du carême et de Pâques à la paroisse Saint Ephrem des syriaques catholiques de Paris

Pour vivre les événements salvifiques du Christ, du temps du Carême et de Pâques, et recevoir les grâces et les dons de ces occasions, je vous invite aux célébrations liturgiques suivantes :
Rite du pardon : Office d'entrée en carême et de guérison.
Le lundi 16 février 2015 à 17h45, premier jour du carême, à vivre un moment de réconciliation avec Dieu, nous même et notre prochain à travers le rite du pardon, durant laquelle nous serons oints par l’huile de guérison consacrée à cette occasion.
Fête de Saint Ephrem.
Le dimanche 23 février 2015 à 11h00, nous sommes tous invités pour célébrer la fête de saint Ephrem. Après la célébration nous partageons le goûter à cette heureuse et sainte occasion.
Rameaux.
Le dimanche des Rameaux, 29 mars 2015 nous célébrerons la sainte messe avec la bénédiction des Rameaux, les chants et la procession à 11h00.
Le jeudi saint, 02 avril 2015, c’est la fête de l’institution de l’Eucharistie, fête du sacerdoce, la messe sera célébrée à 19h00 durant laquelle nous célébrerons le « Rite du lavement des pieds ».
Le vendredi saint, 03 avril 2015, nous célébrerons le « Rite des Obsèques de Notre Seigneur », ce Rite sera célébré à 19h00 (n’oubliez pas de cherchez des fleurs).
Le dimanche de la Résurrection, 05 avril 2014, fête des fêtes, la colonne vertébrale de notre mystère chrétien, fête de la victoire du Christ sur le pouvoir de la mort, la messe sera célébrée à 11h0, durant laquelle nous célébrerons le « Rite de la Paix », et la bénédiction des quatre coins de la terre.
Je vous souhaite un bon cheminement spirituel vers Pâques, vers la montagne de notre salut. Joyeuses et heureuses fêtes.

Votre dévoué en Christ
Père Elie Wardé