lundi 10 novembre 2014

Comment être un homme patriotique, un homme de foi et d’honneur ?

[Révolution par la vérité et la croix]
Jésus n’est pas un révolutionnaire politicien qui n’a pas le courage de voir la vérité. Face à la vérité, on ne peut que tomber par terre. Notre arrogance s’écroule. Quand Jésus est arrêté dans le champ des olives, il dit qui il est, et ceux qui viennent l’arrêter s’écroulent. Ils étaient devant la vérité qui se laisse massacrer et maltraiter, mais qui garde l’intelligence et la sagesse.
On ne peut pas faire cela parfaitement, mais lui, il vient pour sauver ceux qui notre nature humaine n’arrive pas à aimer, les plus violents et les plus cruels.
Jésus vient sauver les pires des pêcheurs. Heureux le péché qui nous a valu un tel sauveur ! C’est comme quand un enfant tombe malade. A cette occasion l’amour de son père devient plus visible. Le Père est toujours prêt à aimer, mais l’amour se manifeste plus par ses œuvres, quand celui qui est aimé a besoin de cet amour.
Jésus est un « révolutionnaire » et un politique au sens parfait du terme. Saint Paul nous dit de respecter les autorités politiques, si elles sont honnêtes. Ce respect nécessaire vient du fait que Dieu a vraiment donné du pouvoir à l’homme. Le pouvoir d’aimer.
Toutes les républiques parlent d’amour et proclament les mêmes valeurs. Ce sont les mêmes mots, mais si ces mots ne découlent pas d’un amour, cela conduit à l’horreur et l’hérésie. On dit « Liberté, égalité, fraternité », et on ne les voit pas. Dieu seul les fait advenir en étant « révolutionnaire ».
[Révolution d’une loi d’amour]
Les Juifs qui tentent de juger Jésus au nom de la Loi, lui demandent s’il est le Messie avant de tenter de le lapider pour Blasphème sont « cons » pauvres, mesquins et éloignés de Dieu. Les œuvres que fait le Christ, l’amour, le pardon et la réconciliation ne les intéressent pas ; ils préfèrent la lettre de la loi, alors qu’elle tue.
Ce n’est pas la loi qui fait l’amour, mais l’amour qui fait la loi. Comme le disait le Concile Vatican II, il faut sortir l’Eglise de la lettre. Il faut que l’homme soit libre … pour aimer Dieu. Il ne faut pas dire « fais le bien », mais « je suis libre de faire le bien ». Il faut savoir dire la vérité [et donc aussi la lettre de la Loi], dans l’amour et avec amour. L’humilité c’est de savoir qu’on n’arrive jamais totalement [à être] dans l’amour parfait. On peut s’en approcher en portant les croix de l’autre. Cela demande de la persévérance, mais le fait d’être chrétien est au-delà de ce qui est « sympa » et facile.
[Révolution pour la patrie]
Etre un homme de foi et d’honneur demande d’être aussi un homme patriotique et de savoir mener une « révolution » sur une longue durée.
La fête de la dédicace du Temple rappelle le long combat des Maccabées, une famille juive persécutée par les rois grecs séleucides qui ont occupé Jérusalem pendant trois siècles après les conquêtes d’Alexandre le grand.
Ces « révolutionnaires » juifs ont montré leur patriotisme en faisant grandir leurs enfants et les enfants de leurs enfants dans le patriotisme. Les Juifs ont été exterminés, persécutés, chassés, et pourtant ils sont revenus dans leur patrie. Bravo pour cette nation, quoi qu’on puisse penser par ailleurs de la politique de l’Etat d’Israël.

[Conserver une patrie faite de pierre vivantes]
Jésus vient encore pour dire bravo pour les Macchabées, car ils ont enseigné d’aimer leur territoire, leur culture et leurs traditions. Jésus est « révolutionnaire », mais qu’est-ce qu’une « révolution » doit enseigner ? Que faut-il conserver et revendiquer ?
Quand on parle des chrétiens d’Irak et de Syrie qui ont perdu leurs terres et leurs églises, on ne parle que des victimes, mais il faut se souvenir que l’essentiel du Temple, c’est nous. Nous sommes le Temple du Seigneur. Nous sommes les Pierres vivantes et il nous est demandé d’adorer Dieu en vérité. Si on n’est pas dans la vérité, nous ne sommes pas dans une église véritable. L’église exprime notre foi [par des pierres et des murs], mais l’Eglise, c’est surtout le lieu où se trouvent les chrétiens. Si les ennemis ont démoli la pierre de nos églises, ils n’ont pas démoli l’Eglise qui fait le lien entre les chrétiens et qui est le lieu où sont les chrétiens.

Les Juifs ont vu détruire les pierres de leur Temple, et ils l’ont refondé après un long temps de transmission et de désir.
Il faut savoir être un homme patriotique, un homme de fierté et d’honneur. Cela se fait quand on est dans la vérité. Pour être dans la vérité, il faut savoir dire où est notre force, notre vérité et notre identité.
Le chrétien est celui qui creuse. C’est un appel difficile et fatiguant. Son repos vient de la persévérance et de la fierté devant l’œuvre réalisée. Ce n’est pas l’immobilité de la paresse et de la « glande ». C’est le « dimanche » de Dieu qui se repose après les six jours de la création. C’est le chandelier à sept branches placé dans le Temple, dont les lampes ont brûlé pendant huit jour au lieu d’un seul pour montrer la bénédiction de Dieu lors de la dédicace du Temple.

Le chrétien est celui qui creuse [en cherchant la vérité]. Celui qui n’a pas la conscience tranquille. On peut pas se contenter de dire ce qui est facile et plaisant. Dire qu’il n’est pas nécessaire d’aller à la messe, etc. … Dieu est miséricordieux, mais il n’est ni bête, ni stupide. Nous sommes appelés à aimer, mais nous ne le faisons pas totalement. C’est pour cela qu’il faut prier pour nos défunts. Pour que ce qui manquait à leur conversion avant leur mort advienne après celle-ci. Ils ont encore la possibilité de se « convertir » après la mort, ce qui fait qu’il faut leur exprimer notre soutien. 
Images. 1 et 2

Aucun commentaire: